Éditeur scientifique
L’éditeur scientifique fabrique la publication : il organise l’évaluation par les pairs, prépare les textes et les figures, et fait exister durablement ce que la fouille a produit.
Une journée type
Réception des manuscrits, choix des relecteurs, suivi des expertises et des révisions : c’est le cœur du poste, et il demande de la diplomatie autant que de la rigueur.
Puis la fabrication : préparation de copie, normalisation des références, traitement des figures (un rapport de fouille compte des centaines de planches, mise en pages, épreuves). Et de plus en plus, la diffusion numérique, l’archivage pérenne et le libre accès.
La formation
Le parcours réellement emprunté, pas le parcours théorique.
Master d’édition, ou master d’archéologie complété par une formation éditoriale. Les deux profils coexistent ; le second comprend mieux ce qu’il édite, le premier maîtrise mieux la chaîne technique.
Les débouchés, sans enjoliver
Ce que disent les chiffres publics, et ce qu’ils ne disent pas.
Postes peu nombreux mais stables, dans les presses universitaires, les revues, les grands établissements et les services de publication des opérateurs. Le développement de la science ouverte crée des besoins nouveaux, notamment en gestion de données.
La rémunération
Chaque fourchette porte sa source. Ce qui n’est pas publié n’est pas estimé.
| Grille | selon l’employeurIngénieur d’études dans les établissements publics ; grille de l’édition dans le privé. |
Qui recrute
- Presses universitaires et revues scientifiques
- CNRS Éditions, Éditions de la Maison des sciences de l’homme
- Inrap et services de publication des opérateurs
- Sociétés savantes
Idées reçues
« L’éditeur corrige les fautes. »
Il organise l’évaluation, arbitre des désaccords entre auteurs et relecteurs, et garantit qu’une figure est lisible et légendée. La correction n’est qu’une part du travail.
« Le numérique a supprimé le métier. »
Il l’a déplacé : identifiants pérennes, formats ouverts, dépôt des données, accessibilité. Il y a plus de normes à tenir qu’avant, pas moins.
L’angle préhistoire
Ce métier ne s’exerce pas qu’en préhistoire. Voici ce qui change quand c’est le cas.
La préhistoire produit une littérature grise considérable; rapports d’opération jamais publiés, qui contiennent pourtant l’essentiel des données. Les rendre accessibles et citables est un enjeu majeur, et c’est un travail d’éditeur autant que d’archéologue.
S’y ajoute la spécificité de l’illustration : dessins lithiques, coupes, plans, tableaux de comptage. Une publication de préhistoire est d’abord un objet graphique.
Fiche vérifiée le 15 août 2026. Les chiffres de rémunération, de postes et de formation sont revus chaque année en septembre ; si vous constatez un écart, écrivez-nous à gerald.rougerie@epopee-sapiens.com.
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