Sur les routes de la dispersion, Sapiens n’était pas seul. Au Proche-Orient et en Asie, il a rencontré — et croisé — Néandertaliens et Dénisoviens. Les populations non africaines actuelles portent en moyenne 1,5 à 2 % d’ADN néandertalien ; des populations d’Asie et d’Océanie héritent en plus de gènes dénisoviens.
Ces fragments ne sont pas neutres : ils influencent encore l’immunité, la pigmentation ou l’adaptation à l’altitude. Autrement dit, la « sortie d’Afrique » ne fut pas un remplacement net, mais une histoire de rencontres.