Anthropobiologiste
L’anthropobiologiste étudie les restes humains : il établit l’âge, le sexe, l’état de santé et, en fouillant lui-même la sépulture, la manière dont le corps a été déposé.
Une journée type
Sur le terrain, la fouille d’une sépulture est un exercice à part : on dégage le squelette en place, en notant la position de chaque os, car c’est la façon dont les articulations se sont défaites qui révèle si le corps était en pleine terre, dans un contenant, ou enveloppé. C’est l’archéothanatologie.
En laboratoire : détermination de l’âge et du sexe, mesure des os, relevé des pathologies et des traumatismes, parfois analyses isotopiques pour l’alimentation ou la mobilité.
La formation
Le parcours réellement emprunté, pas le parcours théorique.
Master de bioanthropologie ou de préhistoire, puis thèse. La manipulation de restes humains impose en outre un cadre déontologique strict, qui fait partie de la formation.
Les débouchés, sans enjoliver
Ce que disent les chiffres publics, et ce qu’ils ne disent pas.
Étroits, avec un léger avantage : les opérateurs d’archéologie préventive ont un besoin régulier d’anthropologues, les sépultures étant fréquentes sur les chantiers. Quelques postes existent donc hors recherche.
La rémunération
Chaque fourchette porte sa source. Ce qui n’est pas publié n’est pas estimé.
| Poste public | grille de la fonction publiqueVoir la fiche « Chargé de recherche au CNRS ». |
| Poste chez un opérateur | grille de l’employeur, non publiéeÀ demander à l’embauche. |
Qui recrute
- Inrap et opérateurs privés
- CNRS et universités
- Muséum national d’Histoire naturelle
Idées reçues
« On lit l’âge d’un squelette comme sur une carte d’identité. »
Chez l’enfant, l’estimation est fine ; chez l’adulte, elle s’élargit vite à des intervalles de dix ou vingt ans.
« Un squelette dit de quoi la personne est morte. »
Rarement. La plupart des causes de décès ne laissent aucune trace osseuse.
L’angle préhistoire
Ce métier ne s’exerce pas qu’en préhistoire. Voici ce qui change quand c’est le cas.
Les restes humains paléolithiques sont si rares que chacun compte : quelques centaines d’individus pour des dizaines de milliers d’années. Chaque sépulture nouvelle déplace la connaissance, et c’est l’anthropobiologiste qui en tire la substance.
C’est aussi lui qui documente la question des premières sépultures, l’un des débats les plus vifs de la discipline.
Fiche vérifiée le 15 août 2026. Les chiffres de rémunération, de postes et de formation sont revus chaque année en septembre ; si vous constatez un écart, écrivez-nous à gerald.rougerie@epopee-sapiens.com.
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