Un livret de quelques pages, et une voix. La préhistorienne Marylène Patou-Mathis écrit à la première personne la vie d’une femme néandertalienne : les chasses, les liens de famille et d’amour, la solidarité du groupe, les techniques, les arts, mais aussi les chagrins et l’inquiétude de l’avenir. Le texte est accompagné des images d’Erolf Totort.
Ce que le format ajoute au propos : l’objet est fabriqué à la main par un atelier de typographie de Rochefort, couverture à deux rabats imprimée en deux couleurs sur vergé, cahier intérieur cousu. Une édition de tête de vingt-cinq exemplaires, à quarante euros, comprend une gravure originale de l’artiste.
À lire pour ce qu’il est : non pas une synthèse, mais une tentative de restitution sensible, par une chercheuse qui connaît la limite entre ce que les fouilles établissent et ce que l’on peut seulement imaginer.



