Une colline bâtie de main d’homme

Au cœur de Carnac, le Tumulus Saint-Michel n’a rien d’un relief naturel : c’est une colline artificielle de 125 mètres de long, 60 de large et une dizaine de haut, élevée avec près de 35 000 m³ de matériaux dès le début du Ve millénaire avant notre ère. Un chantier considérable, qui suppose une organisation sociale et une maîtrise technique déjà très abouties chez les bâtisseurs du Néolithique.

Une sépulture de prestige

Sous ce tertre reposait une sépulture destinée à un ou plusieurs personnages de haut rang. Les fouilles, menées dans la seconde moitié du XIXe siècle puis au tournant du XXe, y ont mis au jour un mobilier funéraire d’exception, notamment de grandes haches polies en jadéite venue des Alpes italiennes; des objets de prestige transportés sur des centaines de kilomètres.

La chapelle et le panorama

Le sommet est occupé par une chapelle dédiée à saint Michel, accompagnée d’un calvaire du XVIe siècle et d’une table d’orientation. De là-haut, la vue embrasse Carnac, la baie de Quiberon, Belle-Île-en-Mer et la presqu’île de Rhuys.

Bon à savoir

L’intérieur du tumulus est fermé au public depuis plusieurs années pour des raisons de sécurité; l’extérieur et le sommet, eux, restent librement accessibles. Le mobilier issu des fouilles est présenté au musée de Préhistoire de Carnac, en centre-ville, à combiner avec les alignements et la Maison des mégalithes.

Le monument est présenté par le Centre des monuments nationaux; l’office de tourisme de Carnac lui consacre également une fiche pratique.