Pourquoi notre espèce, et elle seule, a-t-elle gagné la planète entière ? Pour le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin, professeur au Collège de France, la réponse tient dans un organe : le cerveau. Trois fois plus gros que celui du chimpanzé, il dévore une part considérable de notre énergie, mûrit lentement et rend le petit d’humain dépendant pendant des années.

De ce handicap apparent, l’évolution a fait une force : une digestion plus efficace, la coopération, la transmission des savoirs d’une génération à l’autre. En suivant le fil de l’énergie, depuis la séparation d’avec la lignée des chimpanzés il y a environ huit millions d’années jusqu’à la disparition des Néandertaliens et des Dénisoviens, l’auteur propose un nouveau récit de l’évolution humaine.