Sphinx, centaures, sirènes : aujourd’hui, les thérianthropes, ces créatures qui mêlent traits humains et animaux, ne sont plus guère que des figures mythologiques. Pendant près de 50 000 ans, pourtant, ils ont été un miroir tendu à l’homme pour penser sa place dans le monde.
Rares au Paléolithique, comme l’homme-lion du Hohlenstein-Stadel, ils se multiplient dès le Néolithique et deviennent centraux dans de nombreuses cultures. Le philosophe Philippe Grosos, déjà auteur de travaux sur la préhistoire, interroge ce basculement.



