Un paléoanthropologue passeur d’idées

Né en 1954, Pascal Picq est un paléoanthropologue français. Il a longtemps enseigné au Collège de France, où il fut maître de conférences dans la chaire de paléoanthropologie et préhistoire d’Yves Coppens. Il s’est imposé comme l’un des grands passeurs de la science de l’évolution auprès du public francophone.

Une évolution en buisson

Ses travaux portent sur les origines et la diversité de la lignée humaine. Il défend avec constance l’idée d’une évolution non linéaire, en « buisson » : notre histoire n’est pas une marche triomphale et fléchée vers Homo sapiens, mais un foisonnement d’espèces, de rameaux et d’impasses, dont nous sommes l’unique survivant.

Le miroir des grands singes

Picq a beaucoup rapproché la paléoanthropologie de l’éthologie des grands singes. En observant chimpanzés et bonobos, il cherche à reconstituer les comportements possibles de nos ancêtres — locomotion, vie sociale, cognition —, là où les fossiles restent muets. Cette démarche comparatiste éclaire la préhistoire d’un jour nouveau.

L’évolution et le présent

Grand vulgarisateur, il prolonge la pensée de l’évolution vers des questions contemporaines : l’innovation, la place des femmes, l’avenir de l’espèce. Il met en garde, en même temps, contre les récupérations idéologiques et le « darwinisme social » qui déforment la science au service de préjugés.

Une voix de la culture scientifique

Auteur prolifique et conférencier recherché, Pascal Picq a fait de la diffusion des sciences de l’évolution une mission. Ses livres, mêlant rigueur et esprit, contribuent à faire comprendre au plus grand nombre d’où nous venons — et ce que cela dit de nous.