Dans le Lot, au-dessus du village de Cabrerets et de la vallée du Célé, la grotte du Pech Merle mêle beauté des concrétions et art préhistorique. Ses œuvres les plus fameuses, dont le panneau des chevaux ponctués, remontent à environ 25 000 ans, au Gravettien.
Les chevaux ponctués
Sur une paroi, deux chevaux dos à dos sont couverts de points noirs, entourés de mains négatives et de disques colorés. Longtemps jugée imaginaire, cette robe tachetée pourrait bien avoir existé : la génétique a montré que des chevaux du Paléolithique portaient réellement un pelage moucheté, dit léopard.
Fait troublant, la datation de mains voisines a révélé qu'elles avaient été soufflées à des milliers d'années d'intervalle : la grotte fut ornée par plusieurs générations.
Mains, mammouths et signes
Le Pech Merle recèle aussi des mammouths, des bisons, des aurochs, et une silhouette composite, mi-femme mi-bison. Une empreinte de pas humaine, conservée dans l'argile durcie, ajoute au sentiment troublant d'une présence vieille de vingt-cinq mille ans.
Un décor naturel spectaculaire
À la différence de bien des grottes ornées, le Pech Merle est aussi une splendeur géologique : vastes salles, draperies, colonnes et disques de calcite accompagnent le parcours, mêlant l'art de la Terre à celui des hommes.
Ouverte, mais surveillée
Le Pech Merle se visite encore, en groupes limités pour préserver l'équilibre fragile de la grotte. Un musée attenant, le centre de préhistoire, replace les œuvres dans la longue histoire de l'art pariétal.

