Fondé en 1878 par la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, grâce notamment à Ernest Rupin, le musée de Brive devient municipal en 1883, puis prend le nom de musée Rupin en 1909. Depuis l’été 1989, il est installé dans l’hôtel Labenche, un hôtel Renaissance construit vers 1540 et classé monument historique. Ses fondateurs comptaient plusieurs préhistoriens éminents, dont Rupin, Élie Massénat, Philibert Lalande et l’abbé Jean Bouyssonie.
Le territoire de Brive est connu dans le monde entier pour la concentration de ses sites paléolithiques, dont certains sont éponymes. Le musée possède ainsi plus de 120 000 pièces préhistoriques, du Paléolithique inférieur au Mésolithique, avec une forte part de Paléolithique moyen et surtout supérieur. Issues pour l’essentiel de fouilles anciennes menées par les abbés Bouyssonie, Breuil et Bardon, Jean-Lucien Couchard ou le docteur Cheynier, ces séries relèvent surtout de l’industrie lithique, avec aussi de l’industrie osseuse, des parures et des plaquettes gravées.
Seule une petite partie est exposée. Elle vient de sites comme Chez-Pourré-Chez-Comte (une pointe moustérienne en quartz hyalin), Puy-de-Lacan (une plaquette gravée en grès), Badegoule, Font-Robert, Font-Yves, Lachaud, Puyjarrige, La Chapelle-aux-Saints ou Peyrat, dont un squelette est présenté. Le musée travaille aussi avec la grotte Bouyssonie, découverte en 2005 et fouillée chaque été depuis 2008, où une douzaine d’occupations ont été relevées entre 33 000 et 5 000 ans avant le présent. La protohistoire est représentée par des dolmens sous tumulus, comme celui de la Route Vieille, et par le brassard de bronze du tumulus de Montfumat.
Le parcours se poursuit avec l’histoire de Brive et de sa région jusqu’au milieu du XXe siècle : tapisseries, beaux-arts, sciences naturelles, numismatique, et le piano de Debussy. Le musée gère aussi la chapelle Saint-Libéral, dont les expositions temporaires sont gratuites, à découvrir dans le centre de Brive.