Les collections du muséum de Nîmes naissent au XVIIIe siècle avec le savant nîmois Jean-François Séguier, rentré en 1770 d’un long voyage en Europe. Le musée ouvre ses portes en 1895, autour d’un cloître et d’une chapelle du XVIIe siècle classée, dans le sillage de la Société d’étude des sciences naturelles de Nîmes et du Gard, fondée en 1871. Il se classe aujourd’hui au sixième rang national pour la richesse de ses collections, qui dépassent 700 000 spécimens, et réunit zoologie, géologie, ethnographie et préhistoire.
La partie préhistorique déroule l’histoire des premiers habitants du Gard, du Paléolithique au Néolithique. Elle s’appuie sur environ 80 000 pièces issues de 300 sites du département, un fonds local qui court, selon les notices de référence, du Moustérien à l’âge du Bronze. Des outils de pierre aux statues-menhirs, les vitrines montrent comment les groupes humains de la région ont vécu et travaillé le silex et la pierre. La salle de préhistoire a été rénovée en 2016, et des ateliers pour les enfants de 7 à 12 ans sont proposés pendant les vacances scolaires.
Parmi les pièces les plus frappantes figurent les statues-menhirs, ces stèles de pierre à silhouette humaine, gravées vers le IIIe millénaire avant notre ère dans le sud de la France. Une vitrine met aussi en scène un rhinocéros laineux naturalisé face à un chasseur préhistorique, et une salle de réalité virtuelle permet de voir l’ours des cavernes « reprendre vie devant vous ».
Le reste du muséum vaut le détour : mammifères et oiseaux naturalisés, collections de géologie et de paléontologie (dont une maquette du dinosaure gardois Variraptor), objets d’Afrique et d’Océanie rapportés entre la fin du XIXe siècle et les années 1930. Le musée abrite aussi un planétarium et l’École de l’ADN. Les expositions temporaires se tiennent dans la galerie Jules-Salles, toute proche. La visite se combine facilement, dans le centre de Nîmes, avec les monuments romains de la ville.