Des garrigues de Nîmes aux gorges du Gardon et de la Cèze, en passant par les premiers contreforts des Cévennes, le Gard offre des paysages calcaires propices aux grottes et aux abris. Les hommes du Paléolithique y ont laissé leurs traces, et la préhistoire récente y est particulièrement riche : le département est l’un des hauts lieux du Néolithique et du Chalcolithique méridional.
Dans les gorges du Gardon, la Baume Latrone, à Sainte-Anastasie, abrite des tracés digités dans l’argile, parmi lesquels on reconnaît des figures de pachydermes : c’est l’une des rares grottes ornées paléolithiques du Languedoc oriental. Le département a aussi donné son nom à une culture : celle de Fontbouisse, d’après un village de pierre sèche fouillé à Villevieille, près de Sommières. Ses habitants, il y a environ quatre mille cinq cents ans, bâtissaient des maisons aux murs de pierre et maîtrisaient les débuts de la métallurgie du cuivre. Les garrigues gardoises sont également semées de dolmens et de statues-menhirs, ces dalles sculptées qui forment un groupe propre au Languedoc. Les fouilles de l’Inrap, au gré des aménagements autour de Nîmes, continuent d’enrichir cette carte.
Pour plonger dans cette histoire, le muséum d’histoire naturelle et de préhistoire de Nîmes conserve d’importantes collections régionales, dont des statues-menhirs du Gard. Près d’Alès, à Rousson, le Préhistorama retrace l’évolution de la vie et de l’humanité grâce à des reconstitutions grandeur nature, et ses ateliers et animations permettent aux enfants comme aux adultes de s’initier aux techniques de la préhistoire. De quoi composer une journée complète, entre collections savantes et découvertes en famille.


