Entre la plaine de la Dombes, les reliefs du Revermont et les montagnes du Bugey, l’Ain offre aux préhistoriens une mosaïque de paysages. Ce sont surtout les falaises calcaires du Bugey et de la vallée de l’Ain, creusées d’abris sous roche et de grottes, qui ont livré les traces les plus parlantes des groupes humains venus s’y installer au fil des millénaires.

Le site le plus célèbre du département est sans doute l’abri de la Colombière, à Neuville-sur-Ain, fouillé dès le début du XXe siècle : il a livré des galets gravés de figures animales attribués à la fin du Paléolithique supérieur, des œuvres d’art mobilier rares dans la région. À Ambérieu-en-Bugey, la grotte du Gardon a quant à elle conservé une longue séquence d’occupations, du Néolithique jusqu’à l’âge du Bronze, précieuse pour comprendre l’arrivée des premiers agriculteurs et éleveurs dans le Jura méridional. Plus largement, l’Ain se situe sur des voies de passage entre la vallée du Rhône, la Bresse et le massif jurassien, ce qui explique la diversité des influences culturelles qu’on y observe au Néolithique, quand les vallées se peuplent de villages et que les grottes servent tour à tour d’abri, de bergerie ou de sépulture.

Pour découvrir ce passé de manière vivante, rendez-vous aux grottes du Cerdon et à leur parc d’activités préhistoriques, à Labalme. La visite souterraine y fait découvrir le monde des cavités du Bugey, tandis que le parc propose des ateliers pour s’essayer aux gestes de nos ancêtres : allumer un feu, tailler la pierre, chasser au propulseur ou peindre comme dans les grottes ornées. Une sortie idéale en famille, qui donne à voir combien ces reliefs calcaires ont compté pour les hommes et les femmes de la préhistoire.