La Charente-Maritime occupe une place à part dans l’histoire des Néandertaliens. En 1979, à Saint-Césaire, près de Saintes, les fouilles du gisement de La Roche à Pierrot ont mis au jour le squelette d’un Néandertalien associé à des outils châtelperroniens. La découverte a fait date : elle montrait que les derniers Néandertaliens pouvaient être les auteurs de cette culture de transition, longtemps attribuée aux premiers Homo sapiens. Le site reste aujourd’hui une référence pour tous ceux qui étudient la fin du Paléolithique moyen, il y a environ quarante mille ans.

Le département ne s’arrête pas là. Entre la vallée de la Charente, les coteaux calcaires de Saintonge et le littoral découpé, les premiers agriculteurs ont laissé de nombreuses traces. C’est près de Saintes, à Thénac, que le site de Peu-Richard a donné son nom au Peu-Richardien, une culture du Néolithique récent connue pour ses enceintes ceinturées de fossés et ses céramiques décorées. Les photographies aériennes ont révélé un grand nombre de ces enceintes dans les plaines de l’Aunis et de la Saintonge. Le long des côtes et des marais, enfin, l’érosion et les fouilles préventives font régulièrement réapparaître des occupations anciennes.

Saint-Césaire est le meilleur point de départ pour une visite. Le Paléosite y raconte la vie et la disparition des Néandertaliens dans un parcours scénographié, au plus près du gisement. Notre fiche consacrée à La Roche à Pierrot revient sur les fouilles et sur ce que le squelette a appris aux chercheurs. Les familles y trouveront aussi des ateliers et animations au Paléosite, de la taille du silex à la chasse au propulseur.