La Haute-Garonne a donné son nom à l’une des grandes cultures de la préhistoire européenne : l’Aurignacien. C’est à Aurignac, au pied des Pyrénées, qu’Édouard Lartet a fouillé vers 1860 un petit abri qui a fourni des outils, des ossements et des parures caractéristiques des premiers Homo sapiens installés en Europe, il y a environ 40 000 ans. Le terme est passé dans le vocabulaire scientifique mondial pour désigner cette période où apparaissent l’art figuratif et les premiers instruments de musique.

Le département compte d’autres découvertes majeures, surtout dans le Comminges, où les collines calcaires et les vallées de la Garonne et de la Save offrent abris et grottes. La célèbre Vénus de Lespugue, statuette d’ivoire du Gravettien, a été trouvée en 1922 dans une grotte des gorges de la Save. Montmaurin a livré une mandibule humaine très ancienne, antérieure aux Néandertaliens classiques, et la grotte de Marsoulas conserve des peintures et des gravures du Magdalénien. Plus au nord, la plaine toulousaine a surtout révélé, grâce à l’archéologie préventive, des habitats néolithiques et des sites plus récents.

Pour comprendre l’Aurignacien, rendez-vous au musée de l’Aurignacien, à Aurignac, dont l’architecture contemporaine s’ouvre sur le paysage et présente les modes de vie de ces premiers Sapiens. Il se complète par une visite de l’abri d’Aurignac lui-même, à quelques pas, où tout a commencé. À Toulouse, le Muséum de Toulouse présente de riches collections de préhistoire, héritées notamment des fouilles pyrénéennes, au sein d’un parcours sur l’histoire de la vie.