L’Hérault offre un raccourci de la préhistoire méridionale, des chasseurs néandertaliens aux villages de pierre des premiers métallurgistes. Au nord de Montpellier, la grotte de l’Hortus, à Valflaunès, a livré des restes de Néandertaliens et de nombreux ossements de bouquetins chassés. Les causses et les garrigues, criblés de grottes, ont servi d’abris durant tout le Paléolithique, puis de bergeries et de sépultures pour les sociétés agropastorales. Dans l’ouest du département, les monts de l’Espinouse et le haut Languedoc ont livré des statues-menhirs, ces dalles sculptées de visages, de bras et d’objets, typiques de la fin du Néolithique dans le Sud de la France.

La période la mieux représentée est sans doute la fin du Néolithique et le Chalcolithique, vers le IIIe millénaire avant notre ère. Sur les plateaux calcaires autour du pic Saint-Loup, les communautés de la culture dite de Fontbouisse ont bâti des villages de maisons en pierre sèche, aux murs épais et aux formes allongées, dont plusieurs ont été fouillés. Ces paysages de garrigue, où la pierre affleure partout, ont conservé leurs fondations de façon remarquable. Les dolmens sont également nombreux dans le département, en particulier sur les hauteurs.

Pour voir ces vestiges, le village préhistorique de Cambous, à Viols-en-Laval, présente des maisons chalcolithiques mises au jour et une habitation reconstituée, avec des visites et des animations. Dans le haut Languedoc, le musée de préhistoire régionale de Saint-Pons-de-Thomières réunit une belle collection de statues-menhirs et d’objets issus des grottes et des sites du secteur. Deux étapes complémentaires pour comprendre l’Hérault d’il y a cinq mille ans.