L’Oise n’a ni grandes grottes ni falaises spectaculaires, mais ses vallées ont été habitées très tôt et l’archéologie y est particulièrement active. Les vallées de l’Oise, de l’Aisne à leur confluence, du Thérain et de l’Automne ont attiré les humains à toutes les époques. À Verberie, le site du Buisson Campin a révélé un campement de chasseurs de rennes du Magdalénien, il y a environ 13 000 ans, dont les foyers et les déchets de boucherie ont permis de reconstituer finement l’organisation d’une halte de chasse.
Le département est surtout réputé pour son Néolithique. Les premiers agriculteurs se sont installés dans les fonds de vallée, où les gravières et les grands aménagements ont permis de fouiller des villages entiers, des enceintes et des nécropoles. Les allées couvertes, sépultures collectives de la fin du Néolithique, y sont nombreuses : on en connaît dans le Vexin, le pays de Bray ou le Valois, et la culture dite Seine-Oise-Marne leur doit en partie son nom. Ces monuments, parfois remontés ou protégés, témoignent d’une population dense il y a cinq mille ans, dans des paysages de plateaux limoneux déjà largement défrichés.
Pour découvrir cette longue histoire, le musée d’Archéologie de l’Oise, à Vendeuil-Caply, propose expositions et ateliers. Célèbre pour son théâtre gallo-romain, il replace les découvertes du département dans une chronologie qui commence à la préhistoire, et ses animations permettent aux enfants comme aux adultes de manipuler, d’expérimenter et de comprendre le travail des archéologues. C’est une bonne porte d’entrée pour regarder autrement les vallées de l’Oise.
