Le Rhône n’est pas un département de grottes ornées, mais sa position au carrefour de grandes vallées en a fait un lieu de passage très ancien. La confluence du Rhône et de la Saône, où s’est développée Lyon, offrait de l’eau, des terrasses alluviales et un axe naturel entre le Midi et le nord de l’Europe. Les fouilles préventives conduites dans l’agglomération, notamment dans le quartier de Vaise, ont révélé des occupations néolithiques et de l’âge du Bronze sous les rues actuelles, bien avant la fondation de la ville romaine de Lugdunum.
Autour de Lyon, les reliefs du Beaujolais, des monts du Lyonnais et du Mont d’Or ont aussi livré des outils de pierre et des traces d’habitats, plus dispersés. Les dépôts glaciaires et les terrasses du Rhône rappellent qu’au cours des glaciations, les glaciers alpins descendaient jusqu’aux portes de la région, façonnant un paysage très différent de celui d’aujourd’hui. La préhistoire du département se découvre donc moins sur des sites spectaculaires qu’à travers les découvertes de l’archéologie et les collections rassemblées par les savants lyonnais depuis le XIXe siècle, Lyon ayant été un foyer actif de la recherche en sciences naturelles.
Ces collections ont trouvé leur place au musée des Confluences, à la pointe de la presqu’île. Héritier de l’ancien muséum de Lyon, il consacre une large part de son parcours aux origines de l’humanité et à l’évolution du vivant, avec des fossiles, des outils préhistoriques et des objets venus du monde entier. Une visite idéale pour replacer la préhistoire locale dans la grande histoire de notre espèce.
