Le Val-d’Oise doit beaucoup de sa préhistoire au Vexin français, ce plateau calcaire découpé par de petites vallées, à l’ouest du département. Les premiers agriculteurs du Néolithique s’y sont installés il y a plus de six mille ans, et leurs descendants y ont élevé des allées couvertes, ces sépultures collectives faites de grandes dalles, dont plusieurs subsistent encore, comme autour de Guiry-en-Vexin. Le département s’inscrit ainsi dans la vaste famille des monuments funéraires du Bassin parisien à la fin du Néolithique.

À l’est, la plaine de France offre un autre visage. Les vastes aménagements autour de l’aéroport de Roissy et des villes nouvelles ont donné lieu, depuis plusieurs décennies, à de très nombreuses fouilles préventives. Elles ont révélé des occupations de toutes les périodes, de campements de chasseurs aux villages néolithiques et aux fermes de l’âge du Fer, et ont profondément renouvelé la connaissance de ce territoire de grandes cultures. Ce sont ces découvertes, souvent invisibles une fois les chantiers terminés, que les musées du département s’attachent à rendre accessibles au public.

Pour découvrir ce patrimoine, le musée archéologique du Val-d’Oise, à Guiry-en-Vexin, présente les collections issues des fouilles départementales, de la préhistoire au Moyen Âge, avec une belle place pour le Néolithique et ses sépultures. À l’autre bout du département, Archéa, le musée de Louvres, consacré au pays de France, montre comment l’archéologie préventive a fait remonter à la surface des millénaires d’histoire, des premiers occupants jusqu’à l’époque médiévale.