La Vendée est une terre de mégalithes. Le sud du département, entre la plaine de Luçon et le littoral, concentre de nombreux menhirs et dolmens, en particulier autour d’Avrillé et de Saint-Hilaire-la-Forêt. Les menhirs d’Avrillé, dont certains dépassent plusieurs mètres de haut, comptent parmi les plus imposants de la façade atlantique au sud de la Loire. Ces monuments, élevés par les premiers agriculteurs entre le Ve et le IIIe millénaire avant notre ère, rappellent que la Vendée a été intensément peuplée au Néolithique, bien avant de devenir un pays de bocage.

Les plaines calcaires du Sud-Vendée ont aussi livré de grandes enceintes néolithiques. Celle de Champ-Durand, à Nieul-sur-l’Autise, ceinturée de fossés, a été fouillée de façon approfondie et éclaire l’organisation de ces sites, sans doute à la fois défensifs, cérémoniels et collectifs. À l’époque, le Marais poitevin était encore un vaste golfe marin, le golfe des Pictons, dont les rives attiraient les communautés. Le littoral, très changeant, a lui aussi conservé des traces d’occupation, tandis que le haut bocage, au nord, livre des outils et des haches polies dispersés.

Pour découvrir ce Néolithique vendéen, le Préhisto’site du CAIRN, à Saint-Hilaire-la-Forêt, est l’adresse à retenir. Ce centre d’interprétation, implanté au cœur d’une région riche en mégalithes, propose des ateliers et des démonstrations : taille du silex, poterie, polissage de haches, déplacement de blocs de pierre. Une approche vivante, idéale en famille, avant d’aller voir les menhirs et dolmens du secteur.