Le Tarn-et-Garonne abrite l’une des découvertes les plus surprenantes de ces dernières années. Dans la grotte de Bruniquel, au-dessus de la vallée de l’Aveyron, des structures faites de stalagmites brisées et disposées en cercles ont été datées d’environ cent soixante-quinze mille ans. Publiées en 2016, elles sont attribuées aux Néandertaliens et constituent l’une des plus anciennes constructions humaines connues en milieu souterrain. Elles montrent que ces humains s’aventuraient loin dans l’obscurité et y organisaient l’espace. La grotte, fragile, reste fermée au public.

Bruniquel est aussi un haut lieu de la fin du Paléolithique. Au pied des falaises calcaires, les abris de Montastruc et ceux de la vallée ont livré au XIXe siècle un riche mobilier magdalénien, dont des propulseurs et des objets sculptés de grande qualité, comme les célèbres rennes nageant gravés sur ivoire, aujourd’hui conservés au British Museum. Ces gorges, qui marquent le passage entre les causses du Quercy et les plaines de la Garonne, offraient abri, eau et gibier. Le reste du département, plus agricole, a livré des traces d’habitats néolithiques et protohistoriques, en particulier le long des grandes vallées.

Pour une visite, les châteaux de Bruniquel dominent les gorges de l’Aveyron et présentent une exposition sur la préhistoire du site et sur la grotte. Ils proposent également des visites et animations pour les familles. Tout près, le campement préhistorique de Bruniquel (Terre Mère) invite à expérimenter les gestes des chasseurs-cueilleurs : feu, taille, chasse et artisanat.