Après la dernière glaciation, le réchauffement transforme les milieux : microlithes, pêche et nouveaux modes de vie avant l’agriculture.
Le Mésolithique est une période de transition, souvent méconnue, entre les chasseurs du Paléolithique et les premiers agriculteurs du Néolithique. Il s’étend, selon les régions, d’environ 12 000 à 6 000 ans.
Un monde qui se réchauffe
La fin de la dernière glaciation, vers 11 700 ans, bouleverse les paysages : la toundra cède la place à la forêt tempérée, le gros gibier de pleine glace (renne, mammouth) recule au profit du cerf, du sanglier et du chevreuil.
Les groupes humains s’adaptent à ces forêts et aux rivages : essor de la pêche, de la chasse à l’arc en milieu boisé et d’une cueillette diversifiée (noisettes, coquillages).
S’adapter avec ingéniosité, plutôt que disparaître avec les glaces.
Les microlithes
La signature technique de la période est le microlithe : de petits éclats géométriques retouchés, emmanchés en série sur des flèches et des harpons. Cette miniaturisation permet des armes composites, légères et faciles à réparer.
Premières sédentarités
Certains groupes, installés près de ressources abondantes (estuaires, lacs), deviennent semi-sédentaires. Apparaissent des amas coquilliers, des nécropoles et un investissement nouveau dans les lieux et les morts.
À retenir
Le Mésolithique n’est pas un simple « entre-deux » : c’est une réussite d’adaptation, et le terreau social sur lequel se greffera la révolution néolithique.