Tumulus

Butte artificielle de terre ou de pierres élevée au-dessus d'une ou plusieurs sépultures. Les tumulus se multiplient à partir du Néolithique et de l'âge des métaux comme monuments funéraires.

Tumulus est un mot latin qui signifie « éminence », « tertre ». On l’emploie pour les buttes de terre, tandis que les archéologues parlent plutôt de cairn lorsque le monument est fait de pierres sèches. Sous cette masse, on trouve selon les époques une chambre funéraire en pierre, un coffre, une simple fosse ou une chambre en bois.

En Bretagne, les premiers grands tumulus sont très anciens. Au Vᵉ millénaire avant notre ère, autour de Carnac, des monuments gigantesques comme le tumulus Saint-Michel recouvrent des coffres contenant des objets de prestige, haches en jadéite et perles en variscite. À la même période, le cairn de Barnenez, dans le Finistère, abrite une série de dolmens à couloir. L’île de Gavrinis, dans le golfe du Morbihan, conserve sous son cairn un couloir aux dalles entièrement gravées.

À l’âge du Bronze, les tumulus deviennent souvent des tombes individuelles réservées à une élite, comme les tombes armoricaines riches en poignards et en objets d’or. À l’âge du Fer, les grandes sépultures princières en relèvent aussi : à Vix, en Côte-d’Or, une femme de haut rang a été inhumée avec un char et un cratère en bronze géant venu du monde grec. Un tumulus est donc à la fois une tombe et un monument destiné à être vu de loin, qui marque le paysage et affirme le prestige d’un défunt ou d’un groupe. Beaucoup ont été arasés par les labours et ne se repèrent plus que par photographie aérienne. Notre dossier sur le mégalithisme présente les grands monuments bretons.

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