Pléistocène

Époque géologique s'étendant d'environ 2,6 millions à 11 700 ans avant le présent, marquée par une succession de glaciations. C'est durant le Pléistocène qu'évoluent et se dispersent la plupart des espèces humaines.

Le nom de Pléistocène, qui signifie à peu près « le plus récent », a été forgé au XIXᵉ siècle par le géologue britannique Charles Lyell. Ses limites ont été plusieurs fois discutées : son début a été officiellement reculé en 2009, de 1,8 à environ 2,6 millions d’années, pour coïncider avec l’installation des grands cycles glaciaires dans l’hémisphère Nord. Sa fin, il y a 11 700 ans, marque le passage à l’Holocène, période plus chaude et plus stable dans laquelle nous vivons toujours.

Le Pléistocène n’a pas été un âge glaciaire continu, mais une alternance de phases froides et de phases tempérées. Au début, ces cycles durent environ 40 000 ans. Il y a un million d’années environ, ils s’allongent à près de 100 000 ans, avec des maximums glaciaires plus sévères. Lors du dernier, il y a un peu plus de 20 000 ans, le niveau de la mer était plus bas de plus de cent mètres : la Manche était à sec et la Béringie reliait l’Asie à l’Amérique. Le dossier sur le climat et les glaciations détaille ces mécanismes.

Ces bouleversements ont façonné l’évolution humaine. L’apparition du genre Homo, les sorties d’Afrique successives, la diversité des espèces comme Néandertal ou les Dénisoviens, puis l’expansion d’Homo sapiens se déroulent toutes durant cette époque. C’est aussi le temps de la grande faune, comme le mammouth laineux, dont beaucoup d’espèces disparaissent à la fin du Pléistocène, sous l’effet combiné du climat et, selon les régions, de la pression humaine.

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