Espèce humaine éteinte ayant peuplé l'Europe et l'ouest de l'Asie jusqu'à environ 40 000 ans avant le présent, robuste et parfaitement adaptée au froid. Les Néandertaliens enterraient leurs morts et se sont métissés avec l'homme moderne.
Néandertalien
Le nom vient de la vallée de la Neander, près de Düsseldorf, en Allemagne. En 1856, des carriers y découvrent dans la grotte de Feldhofer une calotte crânienne et des os longs d’allure inhabituelle. L’orthographe ancienne, Neanderthal, explique le « th » du nom scientifique Homo neanderthalensis, proposé en 1864. Le dossier sur la découverte de 1856 raconte comment ces restes ont d’abord été mal compris.
Le Néandertalien se reconnaît à un ensemble de traits : un bourrelet osseux au-dessus des yeux, un crâne allongé avec un renflement à l’arrière, un visage projeté vers l’avant, une large cavité nasale, un thorax en tonneau et des membres courts et robustes. Son volume cérébral était en moyenne équivalent, voire légèrement supérieur, à celui des humains actuels. La lignée apparaît en Europe il y a plusieurs centaines de milliers d’années, et les formes classiques sont bien établies il y a environ 130 000 ans.
Sa culture principale est le Moustérien, avec la méthode Levallois. Les découvertes des dernières décennies ont transformé son image de brute : structures circulaires en stalagmites dans la grotte de Bruniquel, il y a environ 176 000 ans, utilisation de pigments, plumes et serres de rapaces portées comme ornements, soins apportés à des blessés, comme à Shanidar en Irak.
La paléogénétique a apporté la surprise majeure. Depuis le séquençage de son génome en 2010, on sait que les populations non africaines actuelles portent environ 2 % d’ADN néandertalien, trace de métissages anciens. La fiche Homo neanderthalensis détaille son anatomie et son histoire.