Art pariétal

Peintures et gravures réalisées sur les parois des grottes.

L’art pariétal regroupe toutes les images tracées sur les parois, les plafonds et parfois le sol des grottes et des abris sous roche, par opposition à l’art mobilier, qui orne des objets transportables. On le connaît en Europe depuis plus de 35 000 ans, mais des découvertes en Asie du Sud-Est, comme dans les grottes de Maros-Pangkep à Sulawesi, montrent que des humains peignaient des animaux et des mains sur les parois il y a déjà plus de 40 000 ans.

Les artistes disposaient d’une palette restreinte mais maîtrisée : ocres rouges et jaunes, oxydes de manganèse et charbon de bois pour le noir. Ils appliquaient la couleur au doigt, au tampon, au pinceau végétal ou en la projetant par la bouche, et jouaient avec les reliefs naturels de la roche, qui donnent volume et mouvement aux bêtes. La gravure, au silex, complète souvent la peinture. Le dossier Comment peignait-on dans les grottes détaille ces gestes.

Le bestiaire est dominé par le cheval, le bison, l’aurochs, le mammouth ou le bouquetin, tandis que les humains sont rares et souvent schématiques. Chauvet, Lascaux, Cosquer ou Altamira en sont les ensembles les plus célèbres. Leur signification divise toujours : on y a vu une magie de la chasse, une organisation symbolique de la grotte, ou des pratiques chamaniques. Aucune de ces lectures ne fait l’unanimité, et beaucoup de chercheurs admettent aujourd’hui que les intentions ont pu varier selon les époques et les régions.

Autres termes
Partager cet article
Partager
← Tout le glossaire