Période de transition entre le Paléolithique et le Néolithique dans les régions où le mode de vie reste celui de chasseurs-cueilleurs après la fin de la dernière glaciation. Le terme est surtout employé au Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen.
Épipaléolithique
Au Proche-Orient, l’Épipaléolithique couvre en gros la période allant d’environ 20 000 à 11 500 ans avant aujourd’hui. Sa culture la plus célèbre est le Natoufien, qui se développe dans le Levant à partir d’environ 15 000 ans. Ses auteurs restent des chasseurs-cueilleurs, mais ils s’installent dans des villages de maisons rondes semi-enterrées, occupés une grande partie de l’année, voire en permanence. Ils récoltent intensivement les céréales sauvages avec des faucilles à lames de silex, broient les grains dans des mortiers et enterrent leurs morts sous les habitations ou à proximité.
C’est dans ce contexte que se situent des découvertes marquantes : une sépulture où un humain repose avec un chiot, sur le site d’Aïn Mallaha, en Israël, et des restes de pain cuit vieux d’environ 14 000 ans retrouvés en Jordanie, bien avant l’agriculture, que présente notre dossier sur le pain d’avant les champs. Pour beaucoup de chercheurs, le Natoufien prépare le terrain du Néolithique, même si la domestication proprement dite n’intervient qu’ensuite.
L’usage du terme varie selon les régions, ce qui peut dérouter. En Afrique du Nord, on parle d’Épipaléolithique pour l’Ibéromaurusien et le Capsien. En France, on l’applique parfois à l’Azilien, culture qui succède au Magdalénien, tandis que la période qui suit est appelée Mésolithique. Les deux mots désignent des réalités voisines : des chasseurs-cueilleurs du début de l’Holocène. On réserve souvent Épipaléolithique aux groupes qui prolongent les traditions paléolithiques, et Mésolithique à ceux qui s’en écartent davantage.