Monument mégalithique formé de grandes dalles de pierre dressées supportant une table horizontale, servant généralement de chambre funéraire collective. Les dolmens datent surtout du Néolithique.
Dolmen
Le mot dolmen vient du breton et signifie à peu près « table de pierre ». Il s’est imposé au XVIIIᵉ et au XIXᵉ siècle, à une époque où l’on attribuait volontiers ces monuments aux druides gaulois. On sait aujourd’hui qu’ils sont bien plus anciens : les premiers dolmens de l’ouest de la France remontent au Vᵉ millénaire avant notre ère, ce qui en fait des architectures antérieures aux pyramides d’Égypte.
La plupart des dolmens que l’on voit aujourd’hui, dressés à nu dans un champ, sont en réalité des squelettes. À l’origine, ils étaient recouverts d’un monticule de terre ou de pierres, un tumulus ou un cairn, qui a disparu au fil du temps, emporté par l’érosion ou par les bâtisseurs des siècles suivants. Le cairn de Barnenez, dans le Finistère, montre bien cet aspect initial : une longue construction en pierres sèches abritant une dizaine de chambres, chacune accessible par son propre couloir.
Les archéologues distinguent plusieurs formes : dolmens simples, dolmens à couloir, allées couvertes où la chambre s’allonge en galerie. On en trouve sur toute la façade atlantique de l’Europe, de l’Espagne à la Scandinavie, et en grand nombre dans le sud de la France, notamment dans les Causses. Les fouilles y ont livré les restes de nombreux défunts, accompagnés de poteries, d’outils, de parures et parfois de haches polies. Certaines dalles portent des gravures, comme à Gavrinis. Ces tombeaux étaient souvent utilisés pendant des siècles, ce qui complique la lecture des dépôts. Découvrez notre dossier sur le mégalithisme et la page consacrée au Néolithique.