Gravettien

Culture du Paléolithique supérieur européen connue pour ses pointes à dos étroit et ses célèbres statuettes féminines, les « vénus ». Elle s'épanouit approximativement entre 33 000 et 21 000 ans avant le présent.

Le nom vient de l’abri de La Gravette, à Bayac, en Dordogne, où ont été reconnues les pointes qui caractérisent cette culture : de fines lames au bord abattu par une retouche abrupte, servant probablement d’armatures de projectiles. On y associe aussi des burins particuliers, dits de Noailles, d’après un autre abri corrézien.

Le Gravettien couvre un territoire immense, de la façade atlantique jusqu’aux plaines russes, en passant par l’Europe centrale. Cette unité relative, qui se lit dans les outils comme dans les statuettes, suggère des réseaux de contacts à très longue distance entre groupes de chasseurs. En Moravie, à Dolní Věstonice, les Gravettiens modelaient et cuisaient déjà de petites figurines en argile, bien avant l’invention de la poterie.

C’est l’époque des statuettes féminines les plus connues, réunies dans le dossier sur les Vénus paléolithiques : Willendorf en Autriche, Lespugue en Haute-Garonne, Brassempouy dans les Landes. Le Gravettien a aussi livré des sépultures richement parées, comme celle de la Dame du Cavillon, près de Menton, ensevelie avec une coiffe de coquillages. Dans les grottes, on lui attribue de nombreuses mains négatives et une partie des peintures de Pech-Merle, dont les célèbres chevaux ponctués.

Les Gravettiens vivaient dans un climat déjà rigoureux, qui se durcit vers la fin de la période à l’approche du dernier maximum glaciaire. Ils chassaient le mammouth, le renne, le cheval selon les régions, comme le raconte une journée avec une chasseuse gravettienne.

Autres termes
Partager cet article
Partager
← Tout le glossaire