Époque géologique actuelle, débutée il y a environ 11 700 ans avec le réchauffement qui suit la dernière glaciation. C'est durant l'Holocène qu'apparaissent l'agriculture, les villes et l'écriture.
Holocène
Le mot vient du grec holos, « entier », et kainos, « récent » : c’est l’époque « tout à fait récente », la dernière de l’échelle des temps géologiques. Elle succède au Pléistocène, l’époque des grandes glaciations. Sa limite inférieure a été fixée officiellement en 2008 à partir d’une carotte de glace prélevée au Groenland, dans laquelle on lit le brusque réchauffement qui met fin au dernier épisode froid. Depuis 2018, l’Holocène est lui-même découpé en trois étages, dont le plus récent commence il y a environ 4 200 ans.
Ce réchauffement a profondément transformé les paysages. La fonte des calottes a fait remonter le niveau des mers de plusieurs dizaines de mètres au début de l’Holocène : de vastes plaines côtières ont été noyées, comme le Doggerland qui reliait la Grande-Bretagne au continent, et l’entrée de la grotte Cosquer s’est retrouvée sous la mer. En Europe, la forêt a remplacé la steppe, et les derniers chasseurs du Mésolithique se sont adaptés à ce nouveau milieu.
Le climat holocène n’est pas resté parfaitement stable. Il a connu un optimum plus chaud il y a environ 8 000 à 5 000 ans, période pendant laquelle le Sahara était en partie couvert de prairies et de lacs, puis des fluctuations plus modestes.
Une question agite aujourd’hui les géologues : faut-il clore l’Holocène et ouvrir un « Anthropocène », marqué par l’empreinte humaine sur la planète ? La proposition a été rejetée en 2024 par les instances internationales de stratigraphie, mais le mot reste très utilisé. Le dossier sur le climat et les glaciations retrace ce qui précède.