Magdalénien

Culture du Paléolithique supérieur, apogée de l’art pariétal.

Le nom vient de l’abri de La Madeleine, à Tursac, au bord de la Vézère, en Dordogne. Le Magdalénien s’étend en gros entre 19 000 et 14 000 ans avant le présent, à la fin de la dernière glaciation. Il occupe une large partie de l’Europe de l’Ouest et du centre, du nord de l’Espagne à la Pologne, en passant par la Belgique, la Suisse et l’Allemagne.

C’est l’âge d’or de l’art des cavernes. Les peintures et gravures de Niaux dans l’Ariège, de Font-de-Gaume aux Eyzies ou le plafond polychrome d’Altamira en Cantabrie relèvent de cette culture, et Lascaux est souvent rattachée à ses débuts. L’art mobilier atteint un raffinement exceptionnel : propulseurs sculptés, bâtons percés, contours découpés, plaquettes gravées de chevaux, de bisons et parfois de figures humaines.

Les Magdaléniens excellaient dans le travail du bois de renne et de l’os. Ils ont mis au point le harpon barbelé, généralisé l’aiguille à chas et fabriqué en série de fines lamelles de silex insérées dans des sagaies. Le renne et le cheval étaient leurs gibiers principaux, complétés selon les régions par le bouquetin, le bison, le saumon ou les oiseaux.

Les campements de plein air du Bassin parisien, comme Pincevent ou Étiolles, ont permis de reconstituer la vie quotidienne autour des foyers, tente par tente. Avec le réchauffement de la fin de la glaciation, le Magdalénien cède la place à l’Azilien, aux outils plus simples et à l’art réduit à des galets peints.

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