Ensemble des espèces animales dont les restes sont retrouvés sur un site, précieux pour reconstituer l'alimentation, l'environnement et le climat du passé. L'étude de la faune relève de l'archéozoologie.
Faune
Sur un site préhistorique, les ossements d’animaux sont souvent les vestiges les plus nombreux. Leur étude, l’archéozoologie, commence par l’identification : à quelle espèce, à quel os, à quel âge appartient chaque fragment ? Les spécialistes comptent ensuite les restes et estiment le nombre minimum d’individus, ce qui permet de savoir quels animaux dominaient le menu et dans quelles proportions.
Ces restes racontent bien plus que l’alimentation. Les stries laissées par les outils de pierre révèlent le dépeçage et le décharnement, les os fracturés montrent la recherche de la moelle, les traces de brûlure témoignent de la cuisson. L’usure des dents et l’état de la croissance des os indiquent l’âge des bêtes abattues, et parfois la saison de la chasse. Ces indices éclairent les stratégies décrites dans le dossier sur la chasse à la préhistoire.
Il faut aussi faire le tri. Un amas d’os dans une grotte n’est pas toujours d’origine humaine : hyènes, loups ou ours des cavernes ont pu accumuler des carcasses. L’étude des traces de dents, des types d’os présents et de leur fragmentation permet de distinguer ces apports. C’est la taphonomie, l’étude de ce qui arrive aux restes après la mort. Le cas de Solutré montre combien une interprétation populaire peut être revue à la lumière de l’archéozoologie.
Enfin, la faune est un formidable indicateur de climat. La présence de rennes, mammouths ou bœufs musqués signale des conditions froides et ouvertes, celle du cerf, du sanglier ou du chevreuil, des forêts tempérées.