Homo sapiens s’installe en Europe : grottes ornées, statuettes, parures et propulseurs, de l’Aurignacien au Magdalénien.

Avec le Paléolithique supérieur, Homo sapiens déploie une créativité sans précédent. Entre 45 000 et 12 000 ans, c’est l’âge d’or de l’art pariétal et mobilier, et d’une accélération technique continue.

Sapiens, arrivé en Europe il y a environ 45 000 ans, y côtoie quelques millénaires les derniers Néandertaliens avant de rester seul représentant du genre Homo.

Un foisonnement de cultures

Aurignacien, Gravettien, Solutréen, Magdalénien : les cultures se succèdent, chacune avec ses outils, ses parures et ses styles. Le travail de l’os, du bois de renne et de l’ivoire complète désormais celui de la pierre.

Apparaissent l’aiguille à chas, le propulseur, l’arc probable, le harpon : un équipement qui démultiplie l’efficacité de la chasse et la maîtrise du froid.

Chauvet, Lascaux, Altamira : des chefs-d’œuvre vieux de dizaines de millénaires, jamais égalés en force.

L’art des cavernes

Chevaux, bisons, lions, rhinocéros et mains négatives ornent les parois, souvent loin de la lumière du jour. Les artistes jouent du relief de la roche, de la perspective et du mouvement avec une maîtrise stupéfiante.

La grotte Chauvet, datée de 36 000 ans, montre que cet art naît d’emblée accompli : il n’y a pas de « maladresse des débuts ».

L’art mobilier et la parure

Statuettes féminines dites « Vénus », propulseurs sculptés, plaquettes gravées, colliers de coquillages et de dents : l’art se porte aussi sur soi et se transporte, signe d’identités et d’échanges.

À retenir

Le Paléolithique supérieur est le moment où l’humanité devient pleinement symbolique : elle peint, sculpte, orne, et raconte le monde.