Portrait général
Homo rudolfensis est l'un des plus anciens représentants attribués au genre Homo, ayant vécu en Afrique de l'Est il y a environ 2,4 à 1,8 million d'années. Son statut d'espèce distincte, séparée d'Homo habilis, reste discuté.
Découverte
Le fossile de référence, un crâne partiel catalogué KNM-ER 1470, a été découvert en 1972 près du lac Turkana (autrefois lac Rudolf, d'où le nom d'espèce) au Kenya, par une équipe associée à Richard Leakey. L'espèce a été formellement nommée en 1986 par Valery Alexeev.
Anatomie et morphologie
Le crâne 1470 se distingue par une capacité crânienne relativement grande, estimée autour de 750 cm³, et par un visage large et plat. Les dents et les mâchoires paraissent plus massives que chez H. habilis, ce qui a nourri l'idée de deux espèces différentes plutôt que d'une seule population variable.
Mode de vie
On connaît mal son comportement, faute de squelette post-crânien clairement associé. Il vivait dans des environnements est-africains variés et pouvait, comme les autres premiers Homo, utiliser des outils de pierre taillés de type oldowayen, même si cette association n'est pas directement démontrée pour l'espèce.
Place dans la lignée
Sa position exacte dans l'arbre humain est incertaine. Certains y voient une lignée parallèle à H. habilis, d'autres une simple variante de celle-ci. Son rôle éventuel dans l'émergence des Homo plus tardifs reste ouvert.
Débats et incertitudes
La reconstruction initiale du crâne 1470 a fait l'objet de révisions, modifiant l'interprétation de sa forme faciale. La validité même de l'espèce oppose toujours les chercheurs : simple variabilité individuelle ou véritable espèce distincte ?
Sites & fossiles majeurs
Koobi Fora (Kenya)
