
Portrait
Couvert d’une toison dense, il portait deux cornes de kératine alignées sur le museau : la première, aplatie sur les côtés, pouvait atteindre un mètre et servait à balayer la neige pour dégager l’herbe gelée. Sa tête basse et sa nuque puissante trahissaient un brouteur de prairie rase.
Mode de vie
Solitaire ou en petits groupes, il partageait le domaine du mammouth, du bison et du cheval sauvage. Des carcasses momifiées, exhumées du pergélisol sibérien, ont livré jusqu’à sa dernière bouchée et confirmé son régime de graminées.

Dans le monde des premiers humains
Les artistes du Paléolithique l’ont observé de près : la grotte Chauvet en montre plusieurs, dont deux affrontés cornes contre cornes, saisis dans une scène d’une rare vivacité. On le retrouve aussi gravé et peint dans d’autres sanctuaires ornés.
Disparition
Comme le mammouth, il n’a pas survécu au réchauffement de la fin de la dernière glaciation et à la disparition de son habitat de steppe. Ses dernières populations s’éteignent voici environ 10 000 ans.
